BIOGNVAL : une innovation technologique au service de la transition énergétique

« Quelques mois après la COP21 qui s’est tenue à Paris, BIOGNVAL est un projet innovant et concret au service des territoires, et de l’économie circulaire », Jean-Louis Chaussade, Directeur Général de SUEZ

 

La lutte contre le réchauffement climatique nécessite une implication locale collective pour produire des énergies vertes, innovantes et capables de répondre à des besoins locaux.

L’innovation BIOGNVAL veloppée en Ile-de-France, à Valenton (94), est une nouvelle solution de valorisation du biogaz issu de l’épuration des boues, lancée en février 2013 afin de répondre à la demande du SIAPP, client de SUEZ. Ce projet a été porté par SUEZ et le SIAAP avec le soutien de l’ADEME et la collaboration de nombreux partenaires d’horizons différents et complémentaires, comme la jeune start-up Cryo Pur, Thermoking, ou encore les groupes Engie et Iveco.

Dans la continuité de la COP21 sur le climat, et conformément à son engagement en faveur de l’économie circulaire, le groupe SUEZ entend valoriser le développement de nouvelles sources d’énergie. Le projet BIOGNVAL qui constitue ainsi une réelle innovation au service de l’attractivité des territoires et de la performance des industriels.

 « Ce projet est enthousiasmant parce qu’il est le fruit d’une collaboration surprenante réunissant des experts, dans des activités très éloignées : des services de l’assainissement au monde de l’automobile ! » Jean-Louis Chaussade, Directeur Général de SUEZ

 

Le pilote BIOGNVAL permet de transformer le biogaz issu des boues des stations d’épuration en une énergie renouvelable et facilement stockable : du biocarburant liquide.

Cette transformation nécessite deux étapes : l’épuration du biogaz pour obtenir du biométhane puis la liquéfaction de ce biométhane en vue de son utilisation comme carburant pour tous véhicules de transport de personnes et de marchandises longue distance.

Facilement stockable et transportable, puisque la liquéfaction permet de réduire son volume par 600, le biométhane liquéfié ou BioGNL offre de nombreux débouchés tant pour les services de transport (carburant pour les poids lourds et bus) que pour les industriels qui peuvent l’utiliser comme combustible.

Le procédé mis en place à Valenton permet également de produire du BioCO2 et de le liquéfier. Ce BioCO2 liquide peut alors servir à des usages industriels notamment dans la chaine du froid mais aussi pour des usages agricoles, pour l’industrie agroalimentaire et l’industrie de la chimie.

Panneau 1 schema Biomethane MD RVB Le projet BIOGNVAL démontre que l’on peut produire grâce à nos eaux usées un carburant propre qui n’émet pas de particules fines et pratiquement pas d’oxydes d’azote, avec 50% d’émissions sonores en moins par rapport aux moteurs diesels et une réduction de 80% des émissions de C0². Chaque année, le traitement des eaux usées de 100 000 habitants permettraient de produire suffisamment de BIOGNL pour alimenter 20 bus ou 20 camions.

L’Union Européenne s’est fixée pour objectif d’utiliser au moins 10% d’énergie renouvelable dans les transports d’ici 2030 et de réduire de 20% les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020.

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Infographie BIOGAZ - v4

Communiqué de presse

CP
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