Gestion des ressources : des solutions pour une agriculture durable

22 février 2017

L’accroissement de la population mondiale s’accompagne immanquablement d’une augmentation de la production agricole, alors même que le nombre de terres cultivables diminue sous l’effet de l’urbanisation croissante et que la ressource en eau s’amenuise. 

Les agriculteurs de tous les pays font aujourd’hui face à un double défi : améliorer la productivité et la rentabilité des cultures tout en préservant les ressources. Dans les années à venir, la gestion des ressources en général, et de l’eau en particulier, sera une question critique. SUEZ s’engage dès aujourd’hui aux côtés des agriculteurs pour les aider à développer une agriculture durable.

France champ blé agriculture

L’agriculture durable, un défi mondial
Les données du problème sont simples à comprendre et complexes à résoudre. La population sera en 2030 de 9 milliards d’habitants contre 7 aujourd’hui. Une croissance qui implique, selon la FAO, une augmentation de 70% de la production agricole d’ici 2050. Seule la mise en place de solutions performantes permettant aux agriculteurs d’améliorer la productivité, tout en préservant les ressources, notamment en eau (aujourd’hui 70% de l’eau consommée est utilisée pour l’agriculture), permettra de relever ce défi.

Conscient de ces enjeux, SUEZ s’engage à accompagner les agriculteurs dans une démarche d’économie circulaire et d’amélioration continue de leurs pratiques : diminution de la consommation d’eau et d’engrais tout au long du cycle de production et valorisation de la matière organique.

« Notre expertise en valorisation organique, qu’elle soit matière ou énergétique, nous permet de produire chaque année en France 500 000 tonnes de ressources compost normées, de tripler depuis 2014 et d’ici 2017 notre capacité de méthanisation et d’augmenter d’ici 2020 d’un tiers la production d’électricité à partir de biogaz. Au service de l’économie circulaire et de la performance environnementale, SUEZ sécurise ainsi les ressources de ses clients des filières agro-alimentaire ». Philippe Maillard, Directeur Général des activités de Recyclage et Valorisation de SUEZ en France.

Matière organique : une ressource à valoriser

La valorisation de la matière organique permet de créer de nouvelles ressources, une énergie renouvelable localement ou du compost normé. Avantage : les méthodes de production de compost et d’énergie sont complémentaires et peuvent être menées de front.

Le site Méta Bio Energies de Combrée (Maine-et-Loire), par exemple, réceptionne et traite entre autres les biodéchets du marché de Rungis, soit environ 250 tonnes par mois. Il produit jusqu’à 8 000 MWh d’électricité à partir des biodéchets issus de Rungis, de l’agriculture et de déchets verts municipaux, soit l’équivalent de la consommation électrique de plus de 2 000 foyers. L’électricité ainsi produite est distribuée sur le réseau tandis que la chaleur est vendue à l’usine voisine Solairgies, spécialisée dans le séchage de boues industrielles et urbaines. Ces biodéchets permettent par ailleurs de produire entre 22000 et 24 000 tonnes de compost par an.

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Développer des solutions agricoles performantes, respectueuses des ressources en eau et énergie

SUEZ Eau France s’est associé à Terrena, la 1ère coopérative agricole française qui regroupe 22 000 exploitants, pour créer une société commune, véritable incubateur de solutions techniques et de services pour le monde agricole. Cette société aide les agriculteurs à mieux gérer l’eau sur leurs exploitations afin de sécuriser la productivité et la rentabilité des cultures à travers un panel de solutions innovantes. La société développe 2 types de services :

  • Optimiser les consommations d’eau et d’énergie de l’industrie agroalimentaire : accompagnement des sites industriels de la coopérative dans la réduction de leurs consommations sur l’ensemble du cycle de l’eau,
  • Valoriser la matière organique agricole en ressource, en installant par exemple, des procédés de micro-méthanisation dans les exploitations où la production animale est importante.

SUEZ a développé une technologie d’irrigation et de fertirrigation[1] intelligente qui permet aux agriculteurs d’optimiser leur consommation en eau, énergie et engrais tout en maintenant ou augmentant leur production.

Cette technologie est basée sur l’acquisition de données externes (météo, cartographique, pédologique, hydrologique, foliaire, etc) et sur le terrain (collectées à l’aide de capteurs sur champ et d’équipements hydrauliques), combinées à des images multi-spectrales qui, grâce à des algorithmes experts, permettent la gestion assistée ou automatique des équipements d’irrigation et de fertirrigation.

En cours de déploiement pour l’agro-industrie d’amandes de Lerida en Catalogne, cette technologie s’adapte particulièrement bien aux cultures ligneuses (fruits, fruits à coque, vignoble).

[1] Irrigation d’une plante avec une eau contenant des fertilisants solubles

arrosage, télérelève de compteurs

« Au cœur des territoires et en partenariat avec leurs acteurs, collectivités, habitants et agriculteurs, SUEZ anime des démarches de protection de la ressource en eau. Elles allient pédagogie et plans d’actions concrets au service de la réduction de l’impact des activités humaines. » Bertrand Camus, Directeur Général Eau France de SUEZ

Protéger la ressource en eau dès l’amont en encourageant de nouveaux modèles agricoles

Préserver la ressource en amont, limiter les intrants, réduire l’impact de l’activité agricole sur l’environnement… les principes fondateurs de l’agriculture biologique sont partagés par SUEZ. Aussi, le Groupe s’engage naturellement à soutenir cette agriculture et à accompagner les exploitants qui souhaitent convertir leur exploitation.

Depuis 2012, SUEZ Eau France est associé au Groupement des Agriculteurs Biologiques d’Île-de-France (GAB IdF) pour développer l’agriculture biologique sur un territoire couvrant 11 communes des Yvelines. L’enjeu est de protéger la nappe phréatique de Flins Aubergenville, l’une des plus importantes réserves d’eau potable de l’Ouest parisien qui assure l’alimentation de 500 000 franciliens, de la pollution (produits chimiques, engrais, pesticides, etc). Le programme comprend des formations, l’accompagnement individuel à la conversion à l’agriculture biologique et une aide à l’obtention de subventions. Aujourd’hui, 140 hectares, sont passés en agriculture biologique.

Réutiliser les eaux usées, une solution d’avenir pour l’agriculture

La gestion rationalisée de la ressource en eau, bien qu’indispensable ne sera pas suffisante pour répondre au défi posé par le stress hydrique, lequel pourrait concerner 40% de la population mondiale à horizon 2035. Le recyclage des eaux usées, à des fins notamment agricoles, s’avère indispensable alors que seuls 2% des eaux usées collectées sont aujourd’hui réutilisées.

SUEZ est à la pointe dans ce domaine. Grâce à des techniques de traitement comme les ultraviolets, l’osmose inverse ou la filtration membranaire, le Groupe est en mesure de recycler les eaux usées tout en évitant les rejets polluants. L’utilisation de membranes d’ultrafiltration est particulièrement efficace pour proposer une eau adaptée aux besoins de l’agriculture et de l’industrie. Avec 800 millions de m3 d’eaux usées recyclées chaque année, le Groupe SUEZ est aujourd’hui leader dans ce domaine et ambitionne de tripler son offre en eaux alternatives (recyclage des eaux usées, dessalement) d’ici 2020.

Contrôler la qualité de l’eau avec Nitrascope

L’intensification de la production agricole engendre des risques de pollution des eaux de surface et souterraines, notamment par les nitrates et pesticides. Les agriculteurs sont aujourd’hui face à une obligation réglementaire, d’agir pour réduire la pollution des eaux.

La Directive européenne sur les nitrates du 4 mars 2013 demande aux Etats de surveiller la concentration de nitrates des eaux superficielles et souterraines, et de prendre les mesures nécessaires pour la limiter. SUEZ a mis au point Nitrascope, un outil qui modélise les transferts d’eau et de nitrates de la parcelle agricole jusqu’à la zone de captage. Il permet de diagnostiquer les concentrations actuelles et futures en nitrates dans la nappe phréatique, de concevoir des plans d’action et d’évaluer leur efficacité. En savoir plus

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